Traçabilité à la source
Chaque constat consolidé reste relié au rapport d'origine, consultable et vérifiable.
Solutions · Industrie
Un système d'IA qui lit vos rapports d'inspection existants, les rattache à chaque équipement, et transforme des PDF épars en une synthèse par actif et un suivi de parc exploitable.
LCC conçoit un système d'IA (agent plus tableau de bord) qui prend en charge le suivi des rapports d'inspection d'un parc industriel. Il lit en masse les rapports que vous avez déjà (CND, tests d'intégrité, requalifications, health checks OEM), les découpe par équipement, classe chaque constat (type de contrôle, résultat, criticité, échéance), produit une synthèse par actif et alimente un fichier de suivi avec des KPI sur mesure. C'est une surcouche neutre posée sur l'existant, sans migration ni remplacement d'outil.
Le problème
Dans une usine, des centaines d'équipements sont contrôlés chaque année, souvent de façon périodique, pour des raisons d'intégrité, de qualité et d'audit. À l'échelle d'un groupe multi-sites, cela représente des milliers de contrôles : contrôles non destructifs, tests d'intégrité, requalifications périodiques, rapports de service des fabricants. Le travail de terrain est fait, sérieusement, par des agents certifiés. Mais le résultat repose sur des PDF hétérogènes, rangés par prestataire, par site, par date, dans des formats qui ne se ressemblent pas d'un intervenant à l'autre.
Résultat : personne ne peut répondre vite à des questions simples. Quels équipements ont un constat ouvert ? Quelles échéances de requalification tombent ce trimestre, sur l'ensemble des sites ? Comment un actif se dégrade-t-il dans le temps, contrôle après contrôle ? Où reviennent les mêmes défauts ? La réponse existe, enfouie dans les rapports, et il faut des heures de lecture manuelle pour la reconstituer, à chaque fois.
Au siège, la direction technique doit suivre l'état d'un parc entier, parfois des milliers d'équipements répartis sur plusieurs sites, mais n'en voit qu'une agrégation reconstruite à la main, tard, et déjà datée. Sur le terrain, le responsable maintenance ressaisit les mêmes informations dans un tableur qu'il tient à bout de bras. La donnée est là. Elle n'est simplement pas exploitée.
La solution
C'est un agent IA associé à un tableau de bord. Il exploite les rapports d'inspection que vous possédez déjà et les transforme en un suivi de parc structuré. Il ne réalise aucun contrôle et ne remplace aucun de vos outils : il consolide ce qui existe.
Fonctionnement
Vous fournissez vos rapports existants. Le système fait le reste, par étapes vérifiables, sans que vous changiez d'outil.
Vous déposez vos rapports d'inspection dans leur format d'origine, quel que soit le prestataire ou le site.
L'agent lit chaque document, y compris les PDF scannés, et en extrait le contenu utile.
Chaque rapport est segmenté et chaque constat est rattaché à l'équipement précis auquel il se rapporte dans votre parc.
Chaque constat est étiqueté par type de contrôle, résultat, criticité, action requise et échéance.
Le système génère une fiche de synthèse par actif, claire et lisible par un non-spécialiste.
Les constats consolidés alimentent un registre ou un tableur avec les KPI définis avec vous.
L'état du parc et des inspections est restitué par site et dans le temps, pour la direction technique.
Entrées et sorties
Le principe est une surcouche neutre : les entrées sont vos documents actuels, les sorties sont exploitables immédiatement par le terrain et le siège.
En pratique
IllustrationPrenons un exploitant multi-sites dont les équipements sous pression et les tuyauteries sont contrôlés par plusieurs prestataires. Sur une année, les rapports arrivent dans des formats différents : certains sont des PDF natifs bien structurés, d'autres des scans de comptes rendus manuscrits repris en fiche. Vous déposez l'ensemble dans le système. L'agent lit chaque document, rattache chaque constat à l'équipement concerné, puis classe le constat selon son type de contrôle, son résultat, sa criticité et l'échéance associée.
À partir de là, le responsable maintenance ouvre la fiche d'une capacité précise et voit immédiatement son historique de contrôles, ses constats ouverts et sa prochaine échéance de requalification. Au siège, la direction technique consulte le même parc à l'échelle de tous les sites : quels actifs portent un constat critique, quelles requalifications se préparent sur la période, où reviennent les mêmes types de défauts. La donnée n'a pas changé de source. Elle est simplement devenue lisible et pilotable.
Illustration du fonctionnement sur un cas générique. Ce n'est pas un résultat client chiffré.
Volet réglementaire
En France, l'arrêté du 20 novembre 2017 encadre le suivi en service des équipements sous pression. Il impose notamment de tenir un dossier d'exploitation pour chaque équipement et d'y consigner les opérations de contrôle. Il fixe des périodicités : l'inspection périodique intervient au plus tard tous les six ans, et la requalification périodique, en principe décennale, est ramenée à six ans lorsque l'équipement contient un fluide corrosif. Le fichier de suivi produit par le système aide à tenir ce registre à jour, en rassemblant les constats par actif et en rendant les échéances visibles avant qu'elles n'arrivent. Sur la certification des intervenants, la référence exacte est la COFREND, qui certifie les agents de contrôle non destructif selon la norme EN ISO 9712. La COFRAC, elle, accrédite la COFREND : ce ne sont pas la même chose, et le système n'intervient jamais sur la qualification des agents, qui reste de leur ressort.
Pour un groupe qui opère aussi hors de France, le cadre change mais la logique de traçabilité est comparable. Aux États-Unis, la maîtrise de l'intégrité mécanique s'appuie sur les codes d'inspection en service API 510 (capacités), API 570 (tuyauteries) et API 653 (réservoirs de stockage), et sur l'exigence de tenue des dossiers d'intégrité mécanique du programme OSHA Process Safety Management. Dans les deux cadres, l'enjeu est identique : disposer d'un enregistrement fiable, à jour et retrouvable de chaque contrôle. C'est exactement ce que le système consolide, sans se substituer aux référentiels ni aux organismes qui les portent.
Comparaison
Le système ne remplace aucune de ces approches. Il comble le vide entre elles : transformer les rapports accumulés en suivi de parc consolidé.
| Critère | Suivi manuel (Excel maison) | GMAO | Prestataire CND (rapports PDF) | Système LCC |
|---|---|---|---|---|
| Rôle principal | Consigner à la main | Planifier la maintenance | Réaliser les contrôles | Consolider les rapports existants |
| Lecture des rapports | Manuelle, chronophage | Non prévue | Produit les rapports | Automatique et en masse |
| Rattachement par actif | À ressaisir | Selon paramétrage | Par rapport isolé | Systématique, jusqu'à la source |
| Synthèse par équipement | À reconstruire | Partielle | Non consolidée | Générée, lisible par tous |
| Vue de parc multi-sites | Très difficile | Variable | Absente | Tableau de bord au siège |
| Migration nécessaire | Aucune, mais tout manuel | Souvent lourde | Sans objet | Aucune, surcouche neutre |
Sécurité et gouvernance
Chaque constat consolidé reste relié au rapport d'origine, consultable et vérifiable.
Le système n'altère ni ne déplace vos documents : il les lit et en produit une vue, l'original reste intact.
Aucune donnée n'est transférée hors de vos outils existants pour fonctionner : vous gardez la main sur vos systèmes.
Les rapports d'inspection sont traités comme des documents sensibles, avec des accès maîtrisés côté terrain et côté siège.
Le système propose une structure, vos équipes revoient les classifications : l'expert garde la décision.
Limites
Questions fréquentes
Non. Le système est une surcouche neutre posée par-dessus l'existant. Il lit les rapports que vous produisez déjà et n'exige ni migration, ni remplacement d'outil, ni changement de vos habitudes de travail.
Oui. C'est précisément son point fort. Il traite des PDF hétérogènes, natifs comme scannés, quel que soit le prestataire ou le site, et les ramène à une structure commune par actif.
Non. Les contrôles restent réalisés par des agents certifiés et vos prestataires, et l'interprétation technique reste celle de l'expert. Le système lit, rattache, classe et consolide leurs constats.
Le fichier de suivi rassemble les constats par équipement et rend visibles les échéances d'inspection et de requalification avant qu'elles n'arrivent. Il aide à tenir le dossier d'exploitation à jour, mais la responsabilité réglementaire et les contrôles restent de votre côté.
Ils partent de la même donnée mais avec deux vues. Le terrain accède à la synthèse par actif et au fichier de suivi. Le siège dispose d'un tableau de bord multi-sites avec des KPI sur mesure pour piloter le parc dans le temps.
Le système ne devine pas. Il rattache ce qu'il peut rattacher avec certitude et signale explicitement les constats qu'il ne parvient pas à relier à un actif, pour que vos équipes tranchent.
Oui. Il s'appuie sur les types d'équipements décrits dans vos rapports (capacités, tuyauteries, réservoirs, lignes de procédé) et reste compatible avec les rapports de service des principaux fabricants, sans partenariat ni dépendance à une marque.
Dès qu'un premier lot de rapports est fourni, le système produit une synthèse par actif sur ce périmètre. Le déploiement s'élargit ensuite site par site, sans interrompre votre exploitation.
Le principe est de rester au plus près de vos environnements et de traiter les rapports comme des documents sensibles, avec des accès maîtrisés. Le cadre exact est défini avec vous lors du cadrage, selon vos exigences de confidentialité industrielle.
Notre expertise
LCC transforme les rapports d'inspection que vous accumulez en une synthèse par actif et un pilotage de parc pour votre direction, sans migration ni remplacement d'outil.