Audit IFS et BRCGS
Quels équipements l'auditeur IFS ou BRCGS contrôle-t-il ?
La plupart des responsables qualité se posent la question trois semaines avant l'audit. Voici les équipements concernés, zone de risque par zone de risque, avec la preuve que l'auditeur va demander pour chacun.
Lucens Integrity en 56 secondes
L'auditeur IFS ou BRCGS ne juge pas vos équipements, il juge votre capacité à prouver qu'ils sont maîtrisés. Les équipements concernés se répartissent en quatre zones de risque : la filtration et le procédé, le conditionnement, la détection des corps étrangers, et les utilités. Pour chacun, la preuve attendue est la même dans son principe : un enregistrement daté, couvrant toute la période auditée, et une conduite tracée en cas de résultat non conforme. Une non-conformité majeure tombe le plus souvent sur un enregistrement manquant ou sur un défaut que vous ne pouvez pas situer dans le temps, rarement sur le défaut lui-même.
Les quatre zones de risque et leurs équipements
Cette liste couvre les équipements dont la défaillance peut atteindre le produit. Elle s'applique aux sites certifiés IFS Food et BRCGS Food, c'est-à-dire à la transformation et à la fabrication.
Filtration et procédé
Ces équipements retiennent ce qui ne doit pas atteindre le produit. Vous ne verrez pas leur défaillance en les regardant. Il faut la tester.
- Filtres à liquides
- Membranes et cartouches sur l'eau de procédé, le lait, le vin, les sirops. L'intégrité se vérifie par point de bulle ou par perte de charge, et le résultat doit être enregistré.
- Filtres à air et évents
- Filtres HEPA et évents de cuves stériles. Ils protègent de la contamination microbiologique de l'air, en salle comme sur les lignes de conditionnement.
- Échangeurs de chaleur
- Plaques et tubes. Un test de micro-fuite démontre qu'il n'y a pas de mélange entre produit traité thermiquement et produit brut. C'est l'un des points les plus regardés en pasteurisation.

Conditionnement
Si l'étanchéité de l'emballage n'est pas prouvée, c'est la durée de vie annoncée du produit qui devient contestable, et avec elle l'étiquetage.
- Soudeuses et operculeuses
- Force de pelage et test de fuite à la cloche à vide, selon le type d'emballage. Les enregistrements doivent couvrir la période auditée, pas seulement la veille de l'audit.
- Rinceuses et souffleuses de contenants
- Vérification de l'élimination des débris avant remplissage, et conformité du rinçage.
Détection des corps étrangers
Sur ces équipements, l'auditeur regarde moins le matériel que le carnet de vérifications qui va avec.
- Détecteurs de métaux et rayons X
- Vérification avec des témoins calibrés, ferreux, non ferreux et inox, et verre pour les rayons X. La fréquence est fixée par votre plan de maîtrise sanitaire, généralement au démarrage, au changement de lot et à intervalle défini. Ce qui est contrôlé en audit, c'est la régularité des enregistrements et la conduite tenue en cas d'échec du test.
- Tamis et filtres mécaniques
- Inspection de la toile à la recherche de déchirures. Un tamis percé est une source de corps étrangers, et l'absence d'enregistrement d'inspection est un écart en soi.
- Aimants
- Test d'arrachement pour vérifier que la force magnétique est maintenue, et enregistrement des retraits de particules.

Utilités et environnement
Comme les utilités ne touchent pas le produit, elles disparaissent souvent des plans de contrôle. Les auditeurs les demandent quand même.
- Osmose inverse et traitement d'eau
- Le suivi de conductivité renseigne sur l'intégrité des membranes. Une dérive non expliquée est un signal, pas un détail.
- Pièges à condensation et évacuations
- Une stagnation d'eau en zone de production est un terrain favorable à Listeria monocytogenes. Le contrôle porte sur le fonctionnement et sur sa traçabilité.

Cette liste, vous la connaissez. Ce qui prend du temps, c'est de retrouver la preuve pour chaque ligne, dans les rapports de vos prestataires.
Voir comment elle se sort en un clicCe qui fait basculer un constat en non-conformité majeure
Un auditeur expérimenté compare ce que vous déclarez maîtriser avec ce que vous pouvez lui montrer. Quatre situations font basculer un constat :
- L'enregistrement manque sur une période. Trois semaines sans trace de vérification du détecteur de métaux, et l'auditeur vous demandera ce qui est parti en expédition pendant ce temps. Un carnet rempli la veille se repère aussi vite : même stylo, même écriture, même journée.
- Un écart antérieur n'a pas de suite tracée. Un rapport d'inspection signale un défaut, et rien n'indique ce qui a été décidé ni fait. C'est le cas le plus fréquent.
- Le rapport d'origine est introuvable. Vous affirmez qu'un contrôle a eu lieu, sans pouvoir produire le document du prestataire.
- Le défaut ne peut pas être situé dans le temps. Sans historique, vous ne pouvez pas dire si une corrosion est stable depuis deux campagnes ou si elle progresse. L'auditeur non plus, et c'est lui qui tranche.
Où s'appliquent IFS et BRCGS
IFS Food et BRCGS Food couvrent la transformation et la fabrication de produits alimentaires. C'est là que se trouvent les équipements de procédé décrits sur cette page, et c'est le périmètre où la preuve d'intégrité est la plus exigeante.
IFS Logistics et BRCGS Storage & Distribution portent sur l'entreposage et le transport. Les attentes existent, mais elles concernent d'autres équipements : chaîne du froid, quais, moyens de manutention.
IFS Broker s'adresse au négoce et à l'achat-vente sans manipulation directe du produit. Sans équipement de procédé, la démonstration porte sur la sélection et le suivi des fournisseurs.
Reconstituer ces preuves sans y passer une semaine
Vos preuves existent déjà : rapports d'inspection, comptes rendus de prestataires, relevés de vérification. Elles vivent dans des dossiers réseau, des classeurs et des boîtes mail, sans rien qui les rattache à l'équipement concerné. C'est là que se perdent les journées avant un audit.
Lucens Integrity lit vos rapports d'inspection au format PDF, en local, et reconstruit pour chaque équipement un historique unique : les constats, leur évolution d'une campagne à l'autre, les échéances, et le lien vers le rapport d'origine. Quand l'auditeur demande la preuve pour un équipement, elle se sort par cet équipement, avec sa source.
Le logiciel n'invente aucun constat : il retranscrit ce que vos prestataires ont écrit, et signale les formats qu'il ne sait pas lire plutôt que de les interpréter.
Questions fréquentes
Quels équipements sont contrôlés lors d'un audit IFS ou BRCGS ?
L'auditeur contrôle les équipements dont la défaillance peut atteindre le produit : filtres à liquides et à air, échangeurs de chaleur, soudeuses et operculeuses, détecteurs de métaux et rayons X, tamis, aimants, ainsi que les utilités comme le traitement d'eau. Ce qu'il évalue, c'est votre capacité à prouver que l'intégrité de chacun est vérifiée et enregistrée.
Quelle preuve faut-il fournir pour un détecteur de métaux ?
Les enregistrements de vérification avec témoins calibrés, sur toute la période auditée, à la fréquence définie par votre plan de maîtrise sanitaire. L'auditeur vérifie aussi ce que vous faites quand un test échoue : identification des produits concernés depuis le dernier test conforme, blocage, et décision tracée.
Qu'est-ce qui transforme un constat en non-conformité majeure ?
Rarement le défaut lui-même. C'est l'absence de preuve, l'enregistrement manquant sur une période, l'écart signalé lors d'un contrôle antérieur sans action tracée, ou l'impossibilité de retrouver le rapport d'origine. Un défaut connu, suivi et documenté vous laisse la main sur la discussion. Sans historique, vous subissez la conclusion de l'auditeur.
IFS et BRCGS demandent-ils la même chose sur les équipements ?
Les deux référentiels partent du même principe : vous maîtrisez ce que vous démontrez. IFS Food et BRCGS Food couvrent la transformation et la fabrication, là où se trouvent ces équipements. IFS Logistics et BRCGS Storage & Distribution portent sur l'entreposage et le transport, IFS Broker sur le négoce sans manipulation, avec des attentes différentes en matière d'équipements de procédé.
Combien de temps faut-il pour rassembler ces preuves avant un audit ?
Cela dépend de l'endroit où vivent vos rapports. Quand les rapports d'inspection, les comptes rendus de prestataires et les enregistrements de vérification sont dispersés entre dossiers réseau, classeurs et boîtes mail, la reconstitution occupe plusieurs jours de travail qualité. Un suivi tenu par équipement ramène cette reconstitution à une recherche par équipement.
- Vos rapports restent chez vous. Le logiciel s'installe sur vos machines, rien ne part vers l'extérieur.
- Rien n'est interprété. Un format non couvert est signalé, jamais deviné.
- Chaque constat garde sa source. Le rapport d'origine est à un clic, à la bonne page.
- Utilisateurs et sites illimités. Qualité, maintenance et direction voient le même état.
Votre prochain audit se prépare équipement par équipement.
Nous vous montrons le logiciel sur des rapports d'inspection réels, et l'historique qu'il reconstruit pour chaque équipement.
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